Les Premiers Plans d'Angers : une ambiance immanquable!

Publié le 30 Janvier 2016

Les Premiers Plans d'Angers : une ambiance immanquable!

Au Festival Premiers Plans d'Angers, on est tout de suite mis à l'aise : l'accueil est convivial, les salles de projection agréables, et le public...participatif! Dès la diffusion de la bande-annonce du festival, il bat gaiement la mesure en tapant des mains et accompagne le générique. Puis il plonge, comme je l'ai fait, dans le programme savoureux qui nous a été concocté.

Et si le temps n'est pas de la partie en ce w-end de clôture, on s'en fiche : on est bien installés en salle de projection, et on profite de bons films! Et en plus, les jeunes réalisateurs venus sont dynamiques, passionnés, engagés! En témoignent les deux programmes que j'ai pu voir dans l'ancien théâtre de la ville, dans lesquels certains m'ont réellement marquée.

Si le court métrage géorgien "Mama" traite de la figure paternelle, c'est au travers du portrait de deux jeunes livrés à eux-mêmes par leur mère prise par son travail nécessaire pour pouvoir les élever seule. Ce père brille certes par son silence (dans la première séquence) et son absence, mais sa présence (certes défaillante) est révélée aux ados lorsqu'ils se confrontent à la victime d'un de leurs petits larcins : un père de famille qu'ils aident à garder la face devant son fils... Un père reste un père...

Le long métrage "Layla in the Sky" est un vrai cadeau : il y a un air de Sofia Coppola dans le traitement de l'histoire de Layla, adolescente vivante, vibrante, mature, libre. Non seulement cette héroïne est solaire (autrement que par sa blondeur), mais son histoire en dit beaucoup sur la vie, et la manière dont certains se débattent avec leur histoire pour écrire celle dont ils rêvent. La vie de Layla met aussi en exergue certains codes de la société américaine contemporaine (liens familiaux distendus, adolescents combinant travail et études, questions liées à la sexualité/parentalité, ...). Sa réalisatrice Micah Magee est à suivre!

Après le rire devant "Biserna Obala", le documentaire "Lampedusa in Winter" nous fait approcher les migrants dont on nous parle dans les médias. Le prisme est loin du traitement médiatique : il est engagé et humain, nous montre les conditions matérielles précaires dans lesquelles ils vivent une fois arrivés dans ce qu'ils croient être leur Eldorado, l'attente d'un statut auquel ils sont suspendus et qui les bloquent littéralement dans une zone d'attente de non-droits, la cohabitation avec les habitants locaux de la petite île, le combat politique nécessaire pour faire avancer les conditions d'accueil et d'accompagnement de ces personnes venues en Europe pour se sauver... Un film engagé qui nous laisse à réfléchir sur une problématique bien plus complexe qu'on veut bien nous le dire mais qui met les individus dans des situations incroyables.

C'est ça les Premiers Plans d'Angers : du cinéma vivant!!

Rédigé par Ansoiz

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