Si tout le monde connaît David Schwimmer dans l'habit de Ross, joviale co-locataire de notre série-tv d'ados favorite (oui, Friends!), preuve est faite qu'il nous réserve bien des surprises!
Trust, son 2ème film est plutôt réussi!
Chez eux, en banlieue, Will et Lynn Cameron se sentent en sécurité. Dans leur maison, la nuit, ils dorment avec le sentiment que leurs trois beaux enfants sont parfaitement protégés. Lorsque
Annie, leur fille de 14 ans, se fait un nouvel ami sur Internet – Charlie, un garçon de 16 ans rencontré sur un forum – Will et Lynn ne s’inquiètent pas. Ils se disent qu’il est normal que des
adolescents échangent grâce aux nouvelles technologies.
Après plusieurs semaines de conversations en ligne, Annie se sent de plus en plus attirée par Charlie. Même si peu à peu, elle réalise qu’il n’est pas ce qu’il prétend être, elle continue à
être fascinée par lui. Le masque finira par tomber et cela va déclencher un engrenage que personne n’aurait pu imaginer, mais qui changera définitivement la vie de toute la famille…
Si le sujet de la prédation sexuelle des enfants est le sujet central du film, il est réellement dommage qu'il reste interdit aux -17ans aux Etats-Unis.
En effet, outre l'empathie déclanchée chez le spectateur qui voit les choses arriver, se produire, et se détruire, la puissance du film réside dans la démonstration du processus d'emprise et des conséquences sur la victime et ses proches. Tout cela est fait avec un respect autant de l'individualité de chacun, que des interactions entre les personnages, ou avec la société (les ragots diffusés via les nouvelles technologies, les groupes de recherche de délinquants sexuels, les ados proies du système de consommation...).
Un beau film porté par des interprètes grandioses.
BONNE ANNEE DU DRAGON!
Du 7 au 14 février prochain, les salles obscures rennaises et environnantes proposeront un programme permettant au public de découvrir la capitale européenne
Bruxelles, et les riches et étonnantes créations cinématographiques belges.
Les 35 longs métrages (sans oublier les courts et films d'animation!) et la compétition Junior offriront un panorama intéressant qui démontre combien les cinéastes belges
s'inspirent de leurs époques pour ancrer leurs histoires ou tout au contraire s'en détacher pour nous offrir un cinéma "social", des fictions burlesques décallées, et des films dénotant un
certain engagement politique... Un beau programme tout public, concocté par l'association locale Clair Obscur.
De belles têtes d'affiche ont répondu présentes pour rencontrer le public et évoquer leur travail : Bouli Lanners, Dominique Abel et Fiona Gordon, Stéphane Aubier et Vincent Patar, Olivier
Masset-Depasse, Jaco Van Dormael... Le cinéma de Jean-Pierre et Luc Dardenne complètera un tableau dont la singularité de chacun démontre la créativité foisonnante de nos amis belges!
D'autres médias feront vivre la ville au rythme de Bruxelles pendant une semaine : exposition photos "Bruxelles, Traversée urbaine", ciné-concert, blind-test, soirée clips, ... sans compter le
résultat du Concours de nouvelle lancé en fin d'année dernière.
Un évènement breton incontournable!
Paris. Simon Weiss, commandant à la Brigade Mondaine, entreprend, comme chaque soir, sa tournée des établissements de nuit. Son métier. Une nuit, mais pas comme les autres… Très vite Weiss comprend qu’on veut le piéger. Pris en tenaille entre la police des polices et les voyous, Weiss va se défendre, affronter flics, hommes d’affaires et malfrats...
Quelle nuit chargée que Philippe Lefebvre nous a concoctée, là!
On y suit un Roschdy Zem plus sexy que jamais en commandant de la brigade mondaine dans la Paris de la nuit. Mais si l'intrigue commence a priori par ce sur quoi il enquête, on comprend vite qu'il est lui-même l'objet d'une enquête, et que du coup il va mener son enquête pour découvrir qui l'a donné à l'IGS... Vous suivez?
Oui c'est un peu compliqué, et c'est le biais du film : à enfiler les lieux, les contacts, les rencontres, (...), on se pert un peu auprès d'un commandant dont la part d'ombre lui sert à être (re)connu des malfrats pour mieux déjouer leurs magouilles. Oui, on vit quelques moments qu'on ne saisit pas vraiment, mais... c'est tout de même plaisant. Et c'est surtout grâce au charisme de Roschdy Zem, dont la carrure sert à merveille le rôle.
Juste... Dommage que le pot aux roses soit un peu téléphoné...